Bonjour les enfants ! Bonne année !
Oui, je vous tiens honteusement sous-informés, je sais. Mais c'est une basse vengeance, parce que je suis moi même nettement sous-informé. Les intéressé se reconnaitront.
Par où commencer ces nouvelles ? Je dirais par un jour de pluie et de grisaille, le 21 décembre, un jour a priori terne et sans éclat, comme le ciel Shanghaien noyé dans la brume. Pas comme le sol
shanghaien, car par ce temps de pluie, il luisait d'eau et de graisse.
Loin de la cohue du centre ville de la mégalopole, l'aéroport, fourchette géante qui alimente le géant. Un nouveau moine dans sa salade arrive ; bien que portant (trop rarement) la robe, celui-ci
n'est pas dans les ordres.
Ou plutôt celle-ci, car, oui, c'est elle ! Ma chère et tendre, que nous appellerons la fille pour préserver son anonymat, est arrivée.
Nous passerons sobrement sur les heures qui s'en suivirent pour faire un bref résummé de nos vacances communes en Chine. Nous avons exploré Shanghai, ses bars de luxe (vive le coctail au
champagne au 44ème !), ses petits restaus, ses grands restaus, ses musées, ses gens... Une mention particulière au temple Longhua, au bar de la tour Shimao (aka hôtel Grand Méridien), au ferry qui
traverse la rivière, rempli de chinois qui, non ma soeur, ne mangenet pas de nems.
Nous sommes ensuite allé à Hangzhou, la ville balnéaire par excellence, mais nous fûmes un peu décus. Trop lisse, trop terne. En quête de plus de culture pour la fille, de plus de piquant pour moi,
nous partîmes en bus vers Nanjing (aka Nankin), deux fois capitale de la Chine, pourtant une minuscule ville de trois millions d'habitants. Là beaucoup moins d'étrangers qu'ailleurs, moultes sites
intéressant, des remparts avec des vrais soldats en plastique, des canards et poissons à secher sur les fils à linge à coté des vêtements, un quartier du temple autorisant les marchants, qui se
portent bien, merci.
Le contraste est un peu moins marquant quà Shanghai, toutes les villes ne peuvent pas avoir le même dynamisme économique et la même folie des grandeurs, je suppose.
Nous dûmes retourner à Shanghai, et après quelques jours, les au revoir larmoyants... Courts mais intenses. D'ailleurs la fille t'as oublié de me passer ton fric. Touche pas au grisbi, salope
!
Le week-end adjacent, une bonne dose de shopping et de guitar hero eurent la lourde tâche de me diverrir.
Mais le bit continue comme disent les informaticiens qui ont le blues, et j'ai recommencé sans joie mon labeur. Peu de commentaires à ce sujet.
Sinon j'aimerais vous faire part de moultes choses, en vrac :
-Je me suis acheté une clarinette
-Je ne sais plus prendre en bouche le bec
-La fille me manque
-J'ai recommencé à bosser ma physique
-J'étais high on coffee hier
-Raphael est arrivé à Shanghai
-Wolfgang est revenu à Shanghai
-Je gère à guitar hero
-A part ça je joue trop pas à la xbox
-J'ai acheté plein de fringues de gay
-Mais c'est quand même la fille qui m'intéresse
-C'est chiant une liste comme ça non ?
-Je vais maintenant mettre mes photos sur google et plus sur facebook
-On n'a pas de crédits pour l'année prochaine au consulat, comme dirait mon chef "quand l'état renonce à l'impôt, puis qu'il faut payer un salaire augmenté du président et un mariage en grand
pompe, c'est normal". Sob.
-Sinon P. D., je viens te voir en avril/mai, tu me diras quand.
-Je suis un peu fatigué.
Je vous salue bien bas et à bientôt
Serge